ARUSHA: LES EQUILIBRES ETHNIQUES DOIVENT CONCERNER TOUS LES SECTEURS DE LA VIE NATIONALE
Bukeye, le 09/01/2012 (www.nyabusorongo.org). -Depuis que le Burundi a renoué avec le chemin de la légitimité institutionnelle et surtout avec la signature des accords de paix d’Arusha le respect des équilibres ethniques dans toutes les institutions est devenu un mot d’ordre. Cela est dicté par le passé du Burundi, un Burundi où toutes les sphères ont été confisquées par une minorité ethnique au détriment des autres composantes de la société burundaise. Ainsi, le Burundi s’est retrouvé dans un système d’apartheid institué et les conséquences de cette injustice, devenue mode de vie, ont été entre autres les différentes tueries interethniques. C’est alors qu’Arusha a proposé une autre orientation pour éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Des efforts ont été fournis dans ce sens mais beaucoup reste à faire. Cela est dû aux résistances observées dans pas mal de secteurs restés imperméables à l’appel d’Arusha. Plus de douze ans après, certains milieux restent hermétiquement fermés aux hutu. Jusque quand faudra-t-il laisser cela perdurer ?
DIABOLISATION DES INSTITUTIONS COMME NOUVELLE STRATEGIE POLITIQUE DE L’UPRONA
Bujumbura, le 28/12/2012 (www.nyabusorongo.org). -Je suis de près l’actualité burundaise et je me réjouis du degré d’attention dont bénéficient certains sujets. Certaines interventions, fussent-elles savantes, cachent mal une volonté affichée de diaboliser les institutions pour des fins politiciennes. Quand l’Honorable Niyoyankana se cache derrière son chapeau de député pour manquer de respect au président de la CNTB en lui refusant même son titre, cela cache mal sa nervosité et sa déception de n’avoir pas réussi à faire disparaître cette commission. Quand toute l’éminence grise de l’Uprona se met en marche pour diaboliser les institutions, ce n’est pas de l’innocence mais une stratégie politique qui ne peut que tromper les aveugles. N’est-ce pas pendant les assises de l’Uprona avec l’Hon. NIYOYANKANA à sa tête qu’un document de politique générale de diabolisation des institutions a été pondu et adopté comme nouvelle stratégie de conquête de pouvoir par le parti du Prince? Parmi les institutions visées par ce document figuraient la CNTB, la Police Nationale, et les autres. La récente lettre de Jean Charles NKANGANYI vient prouver cette synergie de certains zélés de l’Uprona cherchant à habiller le mensonge par un sophisme indécent.
Un ancien diplomate burundais espionne son pays pour le service de renseignement européen
Il se nomme Anatole BACANAMWO, ambassadeur burundais à Berlin jusqu’en octobre 2012. Début novembre 2012, il a un entretien avec l'Ambassadeur Stephane De Loecker, envoyé spécial de l'UE au Burundi. A cette occasion, l’Ambassadeur Bacanamwo remet une « NOTE CONFIDENTIELLE » concernant l'état des lieux au Burundi au lendemain de la conférence de Genève et les perspectives pour les échéances de 2015. C’est alors que l’Ambassadeur De Loecker le branche avec Mr Koen VERVAEKE à Bruxelles afin de lui présenter ladite note et échanger sur un projet de l'UE et du BINUB d'organiser une rencontre au Burundi à l'intention des responsables des partis politiques. Objectif de cette rencontre: "Débrayer le terrain et sonder les intentions des uns et des autres en guise des préparatifs anticipés aux élections de 2015".
Or, il se trouve que Mr Koen VERVAEKE est le Directeur Général et « Coordinateur principal de l'Union européenne pour la région des Grands Lacs africains » auprès de la très puissante European External Action Service (EEAS), officiellement une agence diplomatique de l’Union Européenne, mais en réalité son agence de renseignement et d’espionnage des pays du tiers-monde. En effet, l’EEAS a un statut unique et indépendant par rapports aux autres institutions européennes. Il siège en dehors de ces institutions et est la seule à avoir son propre budget dont elle gère en toute indépendance.
Lisez les échanges email qui suivent pour vous en rendre compte…
SITUATION DE RECRUTEMENT A LA RTNB - 2012
NOUVEAUX RECRUS
DEPUIS LE 30 JUILLET 2012 JUSQU’AU 3 SEPTEMBRE 2012
Tous ces recrutements ce font en un semblant de « transparence » puisque des tests de recrutement sont même organisés. Mais cette transparence vole en éclat lorsque les candidats pré-sélectionnés se voient accordés les épreuves à l'avance. Ainsi, ceux qui ne sont pas retenus rentrent chez eux avec un air de « vaut-rien » sur le visage…
SITUATION DE RECRUTEMENT A LA RTNB - 2011
NOUVEAUX RECRUS
DEPUIS LE 1er JANVIER 2011 JUSQU’AU 10 FERVIER 2011

Tous ces recrutements ce font en un semblant de « transparence » puisque des tests de recrutement sont même organisés. Mais cette transparence vole en éclat lorsque les candidats pré-sélectionnés se voient accordés les épreuves à l'avance. Ainsi, ceux qui ne sont pas retenus rentrent chez eux avec un air de « vaut-rien » sur le visage…
SITUATION DE RECRUTEMENT A LA RTNB - 2010
NOUVEAUX RECRUS
DEPUIS JANVIER 2010 JUSQU’AU 1er OCTOBRE 2010

Tous ces recrutements ce font en un semblant de "transparence" puisque des tests de recrutement sont même organisés. Mais cette transparence vole en éclat lorsque les candidats pré-sélectionnés se voient accordés les épreuves à l'avance. Ainsi, ceux qui ne sont pas retenus rentrent chez eux avec un air de « vaut-rien » sur le visage…
COMPOSITION POLITICO-ETHNIQUE DU PERSONNEL DE LA RTNB
CATEGORIE CADRES ET RESPONSABLES DES SERVICES

VERS UNE GUERRE REGIONALE DANS LA REGION DES GRANDS LACS?
Bujumbura, le 26/11/2012 (www.nyabusorongo.org). -La prise de Goma le 23 novembre 2012 laisse perplexe et inquiète à plus d’un titre. D’aucuns se demandent comment le M23 a pu conquérir Goma, capitale du Kivu, sans rencontrer de résistance. Tous les commentateurs ont mis l’accent sur la puissance de feu de ce mouvement due à une logistique très sophistiquée. Des armes modernes et équipées de système de vision nocturne ont été utilisées. La question que tout le monde se pose est de savoir d’où les rebelles du M23 tirent ces armes et surtout leurs moyens financiers pour se procurer toutes ces armes (II) ? L’autre question est de savoir quel impact peut avoir cette guerre sur les pays voisins de la RDC, sur la région des grands lacs et sur le monde entier (III) ? Dans cet article, il sera question de tenter des réponses à ces questionnements. L’analyse de la nature et l’objectif ultime de cette rébellion semble détenir la clé pour aboutir aux réponses aux autres questions. Quelle est donc la nature du Mouvement du 23 mars et quel est son objectif ultime (I)?
Le Ministre Julien NIMUBONA court-circuite un décret présidentiel par une ordonnance ministérielle
Par Serge KITURIRWA
Bujumbura, le 09/11/2012 (www.nyabusorongo.org). -A peine deux semaines après la sortie du Décret N° 100/279/ du 18 Octobre 2012 portant « Réorganisation et Fonctionnement de l’Université du Burundi », le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Dr Julien NIMUBONA vient de sortir une ordonnance pour le moins inquiétant. Il s’agit de l’Ordonnance Ministérielle N° 610/1779 du 5 Novembre 2012 portant « Révision des modalités de fonctionnement de la Régie des Œuvres Universitaires ».
Juridiquement parlant, dès lors que le Décret N° 100/279/ du 18 Octobre 2012 portant « Réorganisation et Fonctionnement de l’Université du Burundi » est déjà explicite dans le libellé de son titre en matière de « Fonctionnement », cela sous-entend que le fonctionnement de toutes les structures de l’UB est à revoir. Le ministre a alors la prérogative de procéder à la réorganisation de différentes entités de l’UB, mais seulement là où le décret reste muet ou imprécis. Ce qui n’est pas le cas pour ce qui est de la Régie dont le décret est même plus explicite puisqu’il prévoit même par quelle mesure le « fonctionnement de la régie » sera opéré. En effet, ledit décret stipule en son Chapitre VII consacré exclusivement à « La Régie des Œuvres Universitaires », plus précisément en son Article 77 que « L’Organisation de la Régie des Œuvres Universitaires est déterminée par un Décret ».
Or, le décret dont il est fait allusion dans l’article 77 n’est pas encore sorti. Comment alors peut-on réviser quelque chose qui n’existe pas encore ? Pourquoi le Ministre Julien NIMUBONA n’a pas attendu ledit décret ? A moins d’avoir eu l’aval du Conseil des Ministres, auquel cas son ordonnance doit alors en préciser la date dans les visas de l’ordonnance en question, ce qui n’est pas le cas.
SG


