Un général burundais, ancien des FDD, pressenti pour commander l’AMISOM

Bujumbura, le 16 mai 2013 (www.nyabusorongo.org). -En 2003, lorsque les combattants du CNDD-FDD ont déposé les armes et marché sur la capitale, le peuple a salué la paix des braves. Ni les FAB ni les FDD, aucune armée n’avait gagné la guerre. Ce fut le triomphe de la raison sur les folies des grandeurs. Ceux qui avaient juré que les Forces Armées Burundaises n’accepteraient jamais de cohabiter avec les rebelles ont dû faire profil bas. Qu’est-ce qu’on n’avait pas dit sur le niveau d’études et le manque d’expériences des officiers généraux formés dans la rébellion ? Qu’est-ce qu’on n’avait pas tari d’éloges sur les cadres militaires formés à l’ISCAM! Les nostalgiques de la dictature et des régimes de l’apartheid au Burundi de l’époque noire n’ont rien ménagé pour faire croire que les Forces Armées Burundaises étaient plus intelligentes, plus coriaces et plus compétentes, sinon les seules forces sur lesquelles le Burundi devait compter pour redorer son image dangereusement ternie par ces mêmes Forces Armées qui brillaient dans les massacres des civils innocents, coupables seulement d’être nés hutus ou des régions différentes de celle qu’on traitait parfois de région ou colline divine (iwabo w’Imana).
Affaire MANIRUMVA: Maître Bernard Maingain conclut et plaide en violation de la loi burundaise et de la déontologie d'avocat
Bujumbura, le 03/05/2013 (www.nyabusorongo.org). –Au Burundi, la profession d'avocat est régie par la loi N° 1/014 du 29 novembre 2002 portant « réforme du statut de la profession d'avocat ». Selon l'article 7 de cette même loi, aucun avocat étranger ne peut être admis comme avocat en l'absence de conventions internationales ou de réciprocité. L'article 30 de ladite loi dispose, quant à lui, comme suit : « Les avocats régulièrement inscrits ont seuls le droit d'exercer la profession d'avocat au Burundi. Toutefois, un avocat étranger peut être autorisé par la juridiction à assister ou représenter une partie citée devant cette juridiction. La requête de l'avocat étranger doit être portée à la connaissance du bâtonnier qui peut donner à la juridiction saisie un avis sur la suite à réserver à cette requête. L'avocat étranger admis à assister son client au Burundi doit se conformer aux usages et obligations professionnelles applicables aux avocats du Burundi ».
Maître Bernard MAINGAIN est un avocat Belge qui défend la partie civile dans le procès d’assassinat d’Ernest MANIRUMVA, qui est en cassation. Il est alors important de rappeler que Me MAINGAIN n'est inscrit à aucun barreau du Burundi. Non plus, il n'a jamais formulé de requête pour avoir les autorisations requises qui puissent lui permettre d’être admis à assister l'une ou l'autre partie au procès. Or, en l’absence d’une convention y relative entre le Burundi et la Belgique, il est difficile d’imaginer l’existence d’autres arrangements légaux qui puissent lui accorder de facto ces autorisations.
Révélation Extrêmement troublante : Le bâtonnier Rufyikiri pris la main dans le sac

Bujumbura, le 27 avril 2013 (nyabusorongo.org) - Maître Isidore Rufyikiri, le primus inter pares des avocats regroupés au sein du barreau de Bujumbura vient d’être épinglé par le Coordinateur du PAGE (Projet d’Appui à la Gestion Economique) pour avoir détourné une bagatelle somme avoisinant ou même dépassant les 25 millions de francs burundais du CEBAC (Centre Burundais d’Arbitrage et de Conciliation) qu’il préside.
Selon une correspondance du Coordinateur du PAGE au Président du CEBAC, datée du 16 avril 2013, le bâtonnier tricheur, détourneur de deniers publics, s’est octroyé des « honoraires de coordination» d’un montant de 1.102.548 Fbu par mois « alors que cette dépense n’est pas couverte par la convention de financement PSD/TN/COOR/387/10 qui lie le Projet de Développement des Secteurs Financier et Privé (PSD) au CEBAC. »
CIRGL : pour qui roule le Rwandais Silas Sinyigaya ?
« Opposition rwandaise et Silas SINYIGAYA : je t’aime, moi non plus ! »
Bujumbura, le 19 avril 2013 (www.nyabusorongo.org)- .Depuis un certain temps, votre site préféré nyabusorongo a promis de mener des investigations systématiques sur les pratiques discriminatoires dans le recrutement du personnel des Organisations internationales et /ou ONG étrangères basées à Bujumbura. Une promesse est une dette, dit-on. Nos investigations continuent et c’est le tour aujourd’hui de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). La CIRGL est une institution internationale qui a pour vocation de renforcer la sécurité, la stabilité et le développement de la région d’Afrique des Grands Lacs. Elle a son siège à Bujumbura. Son personnel jouit d’un statut expatrié et d’un statut de diplomates tandis que les salaires sont calqués sur ceux du système des Nations Unies. Cela attise des appétits et des convoitises. Et les voix s’élèvent pour dénoncer les pratiques discriminatoires ethniques à l’égard de l’ethnie Hutu dans le recrutement des cadres burundais voire même des chauffeurs. Nous avons mené une enquête approfondie jusqu’au moindre détail depuis plus de quatre ans. Nos enquêteurs sont allés jusqu’au cœur même de l’Organisation. Un nom revient sur toutes les lèvres des personnes (toutes ethnies et nationalités confondues), interrogées comme étant au centre de pratiques malveillantes: Silas SINYIGAYA.
Recrutement douteux au sein la Coopération Technique Belge (CTB)
Bujumbura, le 18 avril 2013 (www.nyabusorongo.org). -L’âme burundaise est par essence pure et vaillante. Il faut se rappeler de la résistance des Burundais à Rumariza. Il faut rendre toujours hommage à la bravoure des Burundais face à l’envahisseur allemand. Mais de nos jours, certains esprits machiavéliques ont tout fait pour présenter le Burundais comme un type naïf et peu laborieux. La colonisation ne justifie pas toutes nos misères mais quand nos partenaires au développement brillent par les démarches obscures et le mépris des efforts de moralisation de la vie publique nationale, ils méritent qu’on crie haro sur le baudet.
CNTB : POURQUOI L’UPRONA VEUT-IL RESSUSCITER KANA ?
Bujumbura, 16/04/2013 (www.nyabusorongo.org). -Depuis déjà quelques mois, l’équipe Nyabusorongo révélait l’existence d’une stratégie de déstabilisation des institutions par le parti Uprona qui cherche toujours à dresser les différentes ethnies les unes contre les autres afin de se refaire une santé politique. Ainsi parmi les institutions visées figurent en bonne place la Commission Nationales Terres et Autres Biens (CNTB) et la Police Nationale du Burundi (PNB). Notez en effet que cette stratégie marche très bien car ces institutions ont été déjà assez salies. Le parti Uprona et ses satellites dans la société civile continuent de tirer la corde ethnique pour provoquer des tueries et ainsi crier au génocide. Cela se voit et se sait. Dans le passé le plus récent, c’est ce même parti qui dressait les hutu contre les hutu à travers les partis politiques et au moment où les hutu se pourchassaient (FNL >< CNDD-FDD) les tutsi observaient et ses ailes de la société civile criaient aux violations des droits de l’Homme au Burundi. Quand Rwasa a compris sa nème erreur, il a décidé d’arrêter les provocations inutiles. Après l’échec de cette stratégie, l’Uprona s’est tourné vers la police et la CNTB, deux institutions d’une importance capitale dans la vie nationale burundaise. Mais pourquoi les deux institutions irritent tant le parti du Prince et ses extrémistes ?
FLASH-INFO

La loi sur la presse: le non dit du tollé de Muhozi
Bujumbura, le 11 avril 2013 (www.nyabusorongo.org)- Tout le monde est d’accord que les médias et la presse burundaise ont beaucoup contribué dans l’éclosion d’une société démocratique et libre. Tout le monde reconnaît que la liberté d’expression est une réalité au Burundi et qu’il y a malheureusement des dérapages et des abus inadmissibles dans un État aussi fragile qu’un pays post-conflit. Tout le monde était donc d’accord qu’il fallait réformer la loi sur la presse : mettre un terme aux abus, libertinage et à la récréation et l’obligation de réconcilier la liberté de la presse et la déontologie journalistique.
L’assemblée nationale vient enfin d’adopter le texte portant « nouvelle loi de la presse au Burundi ». A peine la loi est-elle adoptée à une très large majorité que les hommes des médias burundais sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils qualifient de loi rétrograde...
Révélation troublante: La vérité sur l’assassinat d’Ernest Manirumva enfin dévoilée
Bujumbura, le 25 mars 2013 (www.nyabusorongo.org)- Dans une livraison récente, Nyabusorongo a dévoilé la façon par laquelle le FORSC est en train d'être personnalisé. Ce n'est malheureusement pas le seul cas, car la majorité des organisations de la société civile burundaise sont gérées comme un bien personnel. Toute voix réclamant la transparence ou l'alternance est très vite rappelée à l'ordre. Tout est mis à contribution pour s'assurer que le père-fondateur ne soit dérangé d'aucune façon et celui qui va à l'encontre de la volonté du chef peut subir toute sorte de traitement. A l'instar des dictatures classiques, l'argent, le poison, la corruption, liquidation physique, etc. sont devenus les outils de la société civile burundaise. Le cas de l'assassinat d'Ernest MANIRUMVA rentre dans ce cadre car la crainte de son chef de se voir damer le pion par le très compétent MANIRUMVA au sein de l'OLUCOME a poussé son fondateur d’agir comme une crapule.


